Une partie de l'équipe sanitaire envoyée par le Luxembourg est arrivée au Portugal. Il s'agit d'un médecin et d'un infirmier. Cette équipe sera doublée d'ici au 20 février. Elle sera affecté à l'Hôpital d'Evora, une ville située en Alentejo dans le centre sud du pays.
Le Grand-Duché avait depuis longtemps proposé son aide, y compris l'accueil de malades. Mais le Portugal l'avait jusqu'à présent refusé, considérant l'impact de ces déplacements trop contraignant pour les patients et leurs familles.
Offres d'aide
Une équipe française de quatre éléments est également arrivée au Portugal. Le premier ministre Antonio Costa s'est félicité de cette aide pour lutter contre la Covid. D'autres pays, dont l'Autriche, l'Espagne et la Suisse ont proposé leur aide, sans suite pour l'instant.
Lisbonne avait déjà reçu le 3 février dernier le renfort d'une équipe médicale militaire allemande, à la suite d'une proposition directe d'Angela Merkel à l'occasion de la passation du flambeau de la présidence du Conseil de l'Union européenne en janvier.
Les militaires allemands ont pu créer de toutes pièces une unité de soins intensifs pour les cas Covid les plus graves.
Confinement prolongé jusqu'en mars
La situation épidémiologique s'est considérablement améliorée. L'incidence est désormais de 2.500 cas par jour contre 16.000 au plus fort de la troisième vague. Le nombre de morts diminue tout comme les hospitalisations.
Le système de santé a frôlé la rupture. Les spécialistes préfèrent cependant rester prudents, en raison de rebonds de contagion toujours possible. Le gouvernement a décidé de prolonger le confinement jusqu'au premier mars, alors qu'on évoque déjà des mesures spéciales pour Pâques, le 4 avril, pour éviter, comme à Noël, une trop grande permissivité et son impact désastreux sur la propagation de l'épidémie.