Perspective L'année 2020 pour les Britanniques

Comme l'an passé, l'année 2020 s'annonce chargée pour les Britanniques et encore une fois dominée par le Brexit jusqu'au 31 décembre, fin de la période de transition. Ce sera l'occasion pour Boris Johnson de prouver qu'il a - ou pas - les capacités à gérer un pays en pleine évolution politique et sociale.

Elodie Goulesque (Londres) / cz

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C'est la Reine Elizabeth II qui l'a dit lors de son traditionnel discours de Noël le 25 décembre dernier, 2019 fût "a bumpy year" une année mouvementée. Mais dans ses vœux adressés aux Britanniques pour 2020 Boris Johnson lui s'est montré très optimiste et a promis "une décennie de prospérité et d'opportunité" dans un discours qui se veut une fois de plus rassembleur. Le Premier ministre promet de travailler avec tous pour faire avancer le pays. Boris Johnson devra donc se mettre au travail dès les premiers jours de janvier en finalisant les votes sur l'accord du Brexit et - si tout se passe comme prévu - c'est donc au 31 janvier que la Grande-Bretagne, après 47 ans en son sein, quittera l'Union Européenne.

A partir de là, le Premier ministre aura deux défis à relever. Le premier, à l'échelle nationale, sera celui de former un gouvernement solide et qui tiendra réellement ses promesses. Début février, Boris Johnson devrait faire un remaniement conséquent au sein de son gouvernement. Un premier mouvement qui donnera une meilleure idée de ses projets pour le pays pour les cinq années à venir. Il ne faudra pas décevoir le nouvel électorat conquis dans le nord de l'Angleterre, traditionnellement travailliste. L'occasion pour le parti conservateur et ses 109 nouveaux députés de montrer qu'ils se soucient réellement des classes populaires et qu'ils n'utilisent pas seulement un vocabulaire de gauche pour récupérer une partie de l'électorat.

2020: Début des négociations sur les accords commerciaux

Le second défi à relever pour Boris Johnson sera international. Tout au long de l'année, 2020 sera rythmée par le Brexit. Après le 31 janvier, c'est la période de transition qui débutera. Tout restera à l'identique, comme si le pays était toujours membre de l'UE mais sans avoir de pouvoir de décision. C'est à ce moment là que le Royaume-Uni pourra entamer les discussions sur les accords commerciaux avec les 27. Le mois de juin sera important: l'occasion pour tous de faire le point sur les négociations à mi parcours, mais aussi la date limite pour demander une extension de la période de transition au-delà du 31 décembre 2020, même si Boris Johnson a déjà annoncé que la transition n'irait pas au-delà de 2020.

Au-delà du Brexit, le gouvernement britannique devra redoubler d'effort pour préparer son entrée dans le monde hors UE, notamment auprès des grandes puissances comme la Chine et les Etats-Unis. Donald Trump a déjà promis qu'il y aurait un accord commercial entre les deux pays après la sortie officielle de l'UE. Reste à savoir à quel prix le Royaume-Uni.

Après tout cela, il y aura "le reste" des affaires britanniques, bien chargées elles aussi. L'actuel leader du parti travailliste Jeremy Corbyn devrait démissionner en tout début d'année après son écrasante défaite aux élections générales de décembre dernier. Son successeur, très certainement une femme et non londonienne, sera élu au printemps.

La question de l'Écosse

En Écosse, il ne fait aucun doute que les indépendantistes pousseront le gouvernement a les laisser avoir un référendum sur l'indépendance du pays. L'Ecosse avait voté en masse pour rester dans l'Union Européenne et la majorité donnée au SNP, le parti national écossais, lors des dernières élections pousse à croire que le pays est prêt pour un autre référendum malgré le non de 2014. Et c'est en Écosse toujours, plus précisément à Glasgow que se tiendra la COP 26. L'occasion pour le Royaume-Uni de montrer à quel point il souhaite s'engager sur la cause environnementale.

Enfin sur une touche plus sportive, c'est à Londres que devrait se tenir la finale de l'Euro de football. Si beaucoup de choses restent encore incertaines face au Brexit, l'attrait des Britanniques pour le football lui ne changera pas.

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